20 victoires au compteur : les Indians vont plutôt bien

Sans faire de bruit, les Indians de Cleveland font bonne figure dans la division centrale de la Ligue américaine. Avec 20 victoires au compteur et pas moins de huit succès au cours de leurs dix derniers matchs, l’équipe du Canadien Josh Naylor (né à Mississauga) occupe la deuxième place (20-14) derrière les White Sox de Chicago (21-13), qui eux aussi sont sur une bonne série.

Pas brillants, mais allumés

Certes, on est encore loin de faire d’eux des prétendants aux séries éliminatoires, mais ces 20 victoires en poche sont 20 victoires de moins à aller chercher en fin de saison. Elles sont déjà en banque. Reste à les faire fructifier.

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De ces 20 victoires, je dois vous avouer que j’ai du mal à me souvenir d’un match « WOW », tant il n’y en a pas vraiment eu. Il y a eu de bonnes sorties de Shane Bieber forcément, mais ça fera toujours moins jaser qu’un Gerrit Cole ou qu’un Trevor Bauer. Rarement les Indians claqueront dix points dans une manche, rarement ils remonteront des écarts de huit ou neuf points comme peuvent le faire les grosses écuries, mais vous pourrez toujours compter sur eux pour jouer un baseball d’équipe et appliqué.

Il y a Jose Ramirez, mais aussi excellent soit-il, il ne peut pas tout faire à lui tout seul. Le groupe est ainsi construit, les uns n’arriveront à rien sans les autres. Le baseball est un sport d’équipe.

Face aux Cubs hier, c’est par le plus petit des écarts que l’équipe s’est imposée (victoire 2-1). Il a même fallu aller en manche supplémentaire. C’est Amed Rosario qui a conclu sa belle journée au bâton (quatre coups sûrs en cinq présences au bâton) par un walk-off des plus classiques : un coup sûr au champ opposé.

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Sept lanceurs se sont succédé sur la butte pour empêcher les Cubs de faire trop de bruit avec leurs bâtons. Dans la 10e, James Karinchak était chaud bouillant après avoir éventé Eric Sogard. Ces images sont belles à avoir, ce sont bien celles d’un gars qui semble impliqué, hein?

Personne n’est indispensable

On avait promis aux Indians une saison difficile, et je peux le comprendre. Les nombreux départs (Carlos Santana, Francisco Lindor et Carlos Carrasco entre autres) ne laissaient rien présager de bon. Jeu stérile, fond du classement, une division propriété des Twins. Au final, et c’est le lot de toutes les équipes, les départs feront toujours partie du décor, les pions se remplacent, les visages changent, mais l’essence même du jeu reste intacte : il faut de la passion et un groupe de gars qui veulent s’impliquer et tout peut vous sourire.

Loin de moi l’idée de faire d’eux les prochains vainqueurs de la Série mondiale 2021 comme on peut faire de Vladimir Guerrero Jr. un MVP après seulement dix ou 15 matchs joués (qu’il est bon cette saison!), mais cette équipe a quelque chose de sympa en elle. Quelque chose comme : on essaye d’exister.

Pour l’instant, ça marche plutôt bien.

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Sébastien Tabary
Publications: 517