Aaron Judge veut signer pour au moins neuf ans (et plus que 30.5M$)

Publié le 8 avril 2022

Ce matin, on apprenait qu’Aaron Judge était pour le moment insatisfait de la prolongation de contrat que lui proposaient les Yankees de New York, au point où il a tourné le dos à une offre de sept ans et 213.5M$.

Cette entente, qui lui aurait fourni un salaire annuel de 30.5 millions de dollars américains, n’était pas suffisante. Selon une personne au fait des négociations entre le cogneur étoile et les Yankees, qui s’est confiée à NJ Advance Media, Judge n’accepterait aucune offre plus courte que neuf saisons.

Neuf ans, ça peut paraître extrêmement long, mais il n’a pas été rare de voir des visages de franchise parapher des ententes dépassant la décennie. C’est notamment le cas de Fernando Tatis Jr., Bryce Harper, Mookie Betts, Wander Franco, Francisco Lindor ou Corey Seager, par exemple.

Judge aura 30 ans à la fin du mois d’avril. Aurait-il du sens qu’en 2023, après qu’il ait écoulé le contrat d’un an qu’il négociera en arbitrage, il obtienne neuf ans de plus pour une somme dépassant les 30.5M$ par saison?

Si ça arrive, cela signifie que Brian Cashman ou son successeur au poste de DG devra verser un important pourcentage de son rouleau de paye sur un joueur approchant dangereusement la quarantaine.

Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que c’est une mauvaise affaire pour New York.

Mais Aaron Judge, du haut de ses trois présences au Match des étoiles et de ses deux Bâtons d’argent, semble juger qu’il vaut bel et bien le contrat éléphant qu’il demande. Auteur de 39 coups de circuit et de 98 points produits sur une superbe moyenne de .287 au marbre l’an dernier, le choix de premier tour en 2013 mise désormais sur le calendrier qui approche.

Voici comment il perçoit la chose : ne pas négocier cette saison, prendre un salaire entre 17 et 21 millions de dollars devant l’arbitre, performer sur le terrain en 2022 et convaincre Cashman du bien fondé de ses arguments.

Encore faut-il qu’il se tienne loin des blessures.

William Thériault

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