Gerrit Cole et les Yankees n’ont déjà pas le droit à l’erreur

Publié le 11 octobre 2022

Chaque année, on entend la même chose, chaque année c’est le même refrain. « Les Yankees vont tout gagner », « les Yankees vont remporter un 28e titre de Champions de la Série mondiale », « les Yankees sont les meilleurs ».

Hey les gars : les Yankees, la seule chose qu’ils font, et ils le font depuis 2009, c’est dépoussiérer leur armoire à trophée. Jamais proche d’en gagner depuis, mais jamais très loin non plus, la vilaine équipe du Bronx qu’on aime détester remet le bleu de chauffe cette année encore pour une nouvelle conquête qui l’emmènera on ne sait où encore, mais qui va forcément bien faire jaser.

Gerrit Cole déjà sous pression

Au repos depuis une semaine, les Yankees ont pu scruter du coin de l’œil la série entre les Rays et les Guardians et ceux qui n’ont pas lâché leur écran avant la 15e manche du match décisif ont pu se rendre à l’évidence : les Guardians savent jouer au baseball. Le mot d’ordre pour cette série du côté des Yankees sera de ne pas prendre à la légère la bande à Terry Francona, vieux manitou du baseball qui a plus d’un tour dans son sac. Et cela commence dès ce soir avec le premier match de cette série qui ira au meilleur des cinq matchs.

Voici un petit teaser pour vous chauffer.

C’est Gerrit Cole (13-9, 3.50 MPM cette saison) qui se chargera d’essayer de faire redescendre sur Terre une équipe qui se doit malgré tout d’être respectée. Avec une telle tunique sur le dos, Gerrit Cole aura forcément dès le départ plus de pression que Cal Quantrill (15-5, 3.38 MPM), son adversaire du soir.

Avantage ou inconvénient? Selon le camp auquel on appartient, les avis divergent. Mais clairement, Gerrit Cole n’a pas le choix de surperformer, sinon les Yankees sont déjà dans l’embarras. En est-il capable? Oui, mais comme tout bon contender, il est aussi capable de choker.

Choker, un mot qui a beaucoup résonné dans les rues de Toronto ces derniers jours.

Prendre garde à ces Guardians

Si Cole sort indemne de son match, Nestor Cortes Jr. affrontera l’excellent Shane Bieber au match #2 et Luis Severino luttera contre Triston McKenzie lors du troisième duel samedi prochain. Les affiches semblent prometteuses et bien plus équilibrées qu’on ne le croit. Les Guardians, c’est 92 victoires cette saison, à peine sept de moins que des Yankees surboostés à la Aaron Judge, l’homme qui a tenu les fondations de l’équipe à lui seul pendant presque un mois.

Les Guardians, c’est une équipe qui joue un baseball que les Yankees ne jouent pas. C’est une équipe patiente, complète, qui peut vous endormir pendant le nombre de manches qu’il faut pour pouvoir mieux frapper au moment le plus opportun. C’est une équipe qui va essayer de transformer chaque simple en double, chaque double en triple. Chaque coureur au premier but va tenter de rejoindre le troisième dès qu’une frappe traversera le champ intérieur.

Sur la butte, les lanceurs ne donnent rien et avec un seul point d’avance, il y a une bonne paire de bras qui sont capables de vous amener à Emmanuel Clase afin de mettre un terme à la partie.

D’ailleurs, saviez-vous que le petit gars qui lance ce soir était si hot depuis l’été?

Les Yankees ont leurs forces, les Yankees peuvent faire d’énormes dégâts sur une manche et rendre impossible un revirement de situation pour un adversaire, mais il y a des choses que je vois chez les Guardians que je ne vois pas chez les Yankees. Donc méfiance!

Tout bon amateur de bon qui se respecte doit savoir qu’il ne faut pas se voir plus beau qu’on ne l’est. Les Yankees sont en quelque sorte favoris, mais le sont juste parce qu’ils s’appellent les Yankees!

Sébastien Tabary

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