Kyle Wright prend le large

Publié le 1 septembre 2022

Grâce à sept manches de qualité face aux Rockies du Colorado mercredi soir, Kyle Wright a remis les Braves sur de bons rails après une série de trois défaites consécutives et a empoché sa 17e victoire de la saison. N’eu été ce circuit de deux points (et cette frayeur) concédé par Kenley Jansen avec deux retraits dans la neuvième reprise, la soirée aurait été parfaite.

Mais qu’importe : la victoire est là et le jeune lanceur des Braves trône plus que jamais seul en tête du classement dans la catégorie wins de sa spécialité.

Pas assez pour un Cy Young, mais assez pour en parler

Solide comme un roc, Kyle Wright a menotté les Rockies durant sept manches, il ne leur a rien donné de bon à frapper hormis cinq malheureux coups sûrs. Viennent s’ajouter à sa fiche six retraits sur des prises et deux buts sur balles.

Wright a beau se débrouiller très bien tout seul, il ne pense pas moins en équipe. Lui, ce qu’il veut, c’est lancer le plus loin possible dans un match pour préserver le bullpen, et on sait tous qu’au baseball, l’esprit collectif est primordial, même si on est tout seul sur sa butte ou seul dans sa boîte de frappeur quand vient le moment.

Désormais avec 17 victoires au compteur, Kyle Wright ne se voit plus talonner que par Justin Verlander et Tony Gonsolin (tous deux à 16). Wright pourrait définitivement prendre le large puisque justement ces deux lanceurs ont décidé d’aller faire un petit séjour sur la liste des éclopés. Amputés de probablement trois ou quatre départs, Verlander et Gonsolin pourraient perdre toutes chances de rattraper le kid de la Géorgie d’ici la fin de saison.

Et vu comment Wright lance depuis le début de saison, il n’y a pas de raison qu’il s’arrête en si bon chemin : 2.85 de MPM en 25 départs et 150 K en 154.2 manches lancées. C’est pas pire, non?

Les Braves devant les Mets

Kyle Wright sera sans doute une des pièces maitresses de l’arsenal des Braves d’ici la fin de saison et en séries éliminatoires. Avec Charlie Morton, Max Fried et Spencer Strider, les Braves ont un quatuor de partants qui me semble largement supérieur à celui des Mets, dont on brosse le portrait un peu trop dans le sens du poil à mon goût.

Wright verra son nom cité à coup sûr sur quelques bulletins de vote lors de l’attribution du trophée Cy Young. Il ne sera sans doute pas pour lui cette année, mais le jeune lanceur des Braves est en train de se bâtir une jolie réputation pour les années à venir.

Sébastien Tabary

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