Les Giants déjà sur la bonne voie

Publié le 19 avril 2022

Si San Francisco est une superbe ville et l’une de mes préférées aux USA, son équipe de baseball manque selon moi d’un peu de partisans allumés sur la toile comme on peut en trouver lorsqu’il s’agit de parler des Yankees, des Red Sox ou encore des Blue Jays. Aimer les Giants serait-il quelque chose de localisé au nord de la Californie? Aucune idée.

Toujours est-il qu’après neuf matchs de saison régulière, l’équipe se porte plutôt bien (7-2) et même si on est loin encore des 107 victoires de la saison passée, ces Géants là sont une nouvelle fois à prendre au sérieux.

Des partants qui ne donnent rien

Pitching is the name of the game. Ma première pensée est de me dire : « Ahhhh, si les Blue Jays de Toronto avaient cette rotation! »

Oui, le personnel de lanceurs de Giants fait la job en masse depuis le début de la saison. Quelques clics dans les colonnes statistiques de vos sites sportifs préférés permettent de vite vous en rendre compte.

Aucun partant n’a donné plus de deux points dans une rencontre depuis le début de la saison. Demandez à Jose Berrios ou à Hyun-Jin Ryu ce qu’ils en pensent (et à Charlie Montoyo, par la même occasion). Que ce soit Logan Webb, Alex Wood, Alex Cobb, Carlos Rondon et Anthony DeSclafani, la job est faite. L’ensemble du personnel de lanceurs trône en tête dans la colonne de la moyenne de points mérités avec un superbe 2.20, ce qui fait saliver plus d’un gérant.

L’équipe n’a concédé que 20 points cette saison à ses adversaires.

Gabe Kapler peut être fier de ses joueurs.

Une attaque d’une précision chirurgicale

Pour gagner des parties, il faut aussi marquer plus de points que son adversaire. Grâce au bon travail des lanceurs, la tâche parait tout de suite moins ardue pour cette équipe homogène, qui ne semble avoir aucune réelle lacune. En effet, pas besoin de devoir scorer dix ou 12 points pour gagner une rencontre, quelques points peuvent suffire et là est la clé de leur succès (l’équipe a inscrit 40 points cette saison, contre 20 encaissés – NDLR).

L’attaque n’a juste qu’à frapper au bon moment pour mettre à genou son adversaire. Une grosse manche à San Francisco, c’est deux ou trois points, pas plus. Le luxe!

Je suis persuadé que vous êtes peu nombreux à pouvoir me sortir un alignement partant des Giants cette saison. Thairo Estrada, Steven Duggar, Mauricio Dubon, Darin Ruf… ça vous parle? Pas certain.

Côté « star », Brandon Belt s’impose une nouvelle fois comme l’une des pièces maitresses de cette formation. Le Will Clark des temps modernes affiche une slashline de .345 / .441 / .690 avec .1131 d’OPS, dix coups sûrs, trois circuits et sept points produits.

C’est vrai qu’il y a un peu de Will Clark dans son élan.

Depuis 2020, personne dans la MLB n’affiche un meilleur pourcentage de puissance que lui (.600).

MVP? Trop tôt encore pour le dire, mais s’il continue comme ça, vous vous souviendrez de cet article.

Les autres : si Brandon Crawford réitère sa bonne saison 2021 et si Joey Bart suit les pas de Buster Posey, l’équipe passera la saison complète au-dessus des .500 sans l’ombre d’un doute et la barre des 100 victoires sera une nouvelle fois en ligne de mire.

On n’achète pas un état d’esprit avec des millions de dollars. Pour moi, les Giants en sont l’exemple parfait. Les « Rays » de la Nationale (même si le budget est tout autre – 13e dans la MLB) mériteraient juste un peu plus d’engouement, car c’est une équipe fort agréable à regarder jouer.

Sébastien Tabary

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