Portrait 2022 : Angels de Los Angeles

Publié le 31 mars 2022


Maintenant que l’arrêt de travail est derrière nous et que les équipes ont eu le temps de s’améliorer en vue de la saison 2022, il est temps de préparer la prochaine saison du baseball majeur en analysant les forces et les faiblesses des différentes formations.

Au menu aujourd’hui : les Angels de Los Angeles.

La campagne 2021 a ressemblé à beaucoup d’autres pour l’équipe basée à Anaheim. Bien qu’étant en face du parc de Disney, le conte de fées tant attendu n’a jamais eu lieu ces dernières années pour Mike Trout et compagnie. Seulement 77 victoires pour 85 défaites, on peut affirmer une chose : le compte n’y est pas!

Les coups d’éclat de Shohei Ohtani et Trout ne sont que l’arbre qui cache la forêt et il me semble que rien n’a été fait pour que ça ne recommence pas cette année.

Ajouts et départs

Pour commencer, faisons un rapide état des départs. La rotation des Angels s’est envolée : Alex Cobb, performant en 2021, est parti à San Francisco tandis qu’Andrew Heaney (parti en pleine année 2021) et Dylan Bundy, moins compétitifs, n’ont pas été conservés. Ils ont été remplacés numériquement par Noah Syndergaard, qui a joué deux matches en 2021 après une année 2020 sans jouer, et Michael Lorenzen, parti des Reds après une campagne 2021 plutôt moyenne.

Pour le reste, ce sont deux autres joueurs influents au niveau des performances qui se sont fait la malle : José Iglesias, l’arrêt-court cubain recruté par les Rockies, Dexter Fowler à Toronto et le releveur Steve Cishek parti à Washington.

L’enclos a d’ailleurs recueilli pas mal de nouveaux joueurs : Ryan Tepera en provenance des White Sox, Aaron Loup des Mets et Archie Bradley des Phillies.

Iglesias a été remplacé par Matt Duffy, qui a un profil similaire : frappeur régulier, mais peu puissant. Tyler Wade est aussi débarqué en Californie.

Voilà pour les changements, finalement peu nombreux contrairement à d’autres effectifs.

Forces et faiblesses

L’attaque sera la force Angels en 2022 encore une fois. Mike Trout et Shohei Ohtani seront les meneurs de cette équipe quelque peu déséquilibrée. Car si on peut s’appuyer sur des éléments offensifs probants (je citerais également Jared Walsh et Anthony Rendon), la défense laisse à désirer.

En effet, la rotation n’est pas brillante. Derrière Ohtani (encore lui) et Patrick Sandoval, José Suarez peut tenir son rôle, mais Syndergaard et Lorenzen restent des points d’interrogation. Lorenzen sort d’une saison moyenne et Thor, comme on l’appelle, doit retrouver du temps de jeu pour se faire une idée de son potentiel.

Les Angels ont pour moi manqué d’ambition dans le domaine du pitching, et c’est vraiment dommageable. À quoi cela sert-il de payer si cher des joueurs comme Rendon et Trout si c’est pour jouer les économes sur les partants…

Allez, je vais tout de même faire une exception pour l’enclos qui a meilleure mine (l’enclos des Angels a fini 24e des Majeures en 2021!) avec Raisel Iglesias (l’un des meilleurs finisseurs des Majeures), Mike Mayers, les trois nouveaux cités plus haut et Jaime Barria, converti en releveur.

À quoi s’attendre en 2022?

Encore une année sans saveur? C’est fort possible, à part si la rotation s’avère aussi bonne que possible, mais ça laisse pas mal d’inconnu pour présumer de cela. Les Angels auraient du insister sur la rotation pour une fois.

À défaut, les frappeurs devront être à 100 % tout le temps, ce qui, on le sait bien, est souvent un vœu pieux.

Damien Bourlet

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