Portrait 2022 : Orioles de Baltimore

Publié le 22 mars 2022

Maintenant que l’arrêt de travail est derrière nous et que les équipes ont eu le temps de s’améliorer en vue de la saison 2022, il est temps de préparer la prochaine saison du baseball majeur en analysant les forces et les faiblesses des différentes formations.

Au menu aujourd’hui : les Orioles de Baltimore.

Autant ne pas tourner autour du pot : la saison s’annonce encore difficile pour les oiseaux du Maryland. La concurrence dans la division est bien trop féroce et les Orioles ne sont pas encore prêts pour ce genre de combat sur 162 matches. Cela ressemblera à la saison 2021, qui a été difficile.

En 2021, il n’y a pas grand chose à retenir. Le club a perdu 110 matchs dans une division féroce et n’a jamais été dans le coup. Le match sans point ni coup sûr de John Means et le retour au jeu de Trey Mancini ont été de belles histoires.

Ajouts et départs

L’effectif n’a pas été réellement bouleversé, mais deux postes ont vu des changements majeurs : le poste de receveur et celui du deuxième coussin. Voilà deux positions sur lesquelles les Orioles ont décidé de faire le ménage.

Derrière le marbre : exit les Austin Wynns, Pedro Severino ou Chance Cisco. L’équipe de Baltimore prépare clairement la grande arrivée d’Adley Rutschman, peut-être en fin d’année? En attendant, un ajout intéressant est celui de Robinson Chirinos. On ne fait pas dans le neuf, mais je pense qu’il est une amélioration par rapport à ce qui se faisait avant.

Les O’s ont également invité deux receveurs qui se battront pour la deuxième place : Anthony Benboom, un ancien de Los Angeles, et Jacob Nottingham.

Le poste du deuxième coussin a vu partir Pat Valaika et ce sont pas moins de trois joueurs bien connus qui ont signé et qui tenteront de prendre la place de titulaire. Rougned Odor, longtemps pensionnaire des Rangers, mais décevant depuis quelques années, va tenter de se refaire la cerise et il part tout de même favori face aux deux autres : Chris Owings, intéressant lors de ses apparitions avec les Rockies ces deux dernières années, et Shed Long Jr., qui devrait plutôt évoluer dans les ligues mineures.

Pour finir avec les arrivées de joueurs ayant longtemps évolué avec les Rangers (Chirinos y a été longtemps), les Orioles ont fait le choix de miser sur Jordan Lyles pour un poste de partant.

Notons que Matt Harvey a aussi quitté les Orioles.

Il faudra convaincre, car mis à part deux fins de saison intéressantes avec Milwaukee en 2018 et 2019, ce n’est pas transcendant.

Forces et faiblesses

Les forces sont clairement du côté du champ extérieur, qui possède trois jeunes vraiment talentueux : Cedric Mullins, Anthony Santander et Austin Hays. L’avenir est prometteur de ce côté-là, aussi bien offensivement que défensivement.

Trey Mancini sera encore une fois le meneur, aussi bien au premier coussin que comme frappeur désigné. Ryan Mountcastle va bien tenir son premier ou son troisième coussin.

Chez les lanceurs, c’est un peu le vide : à part John Means et Jordan Lyles s’il se montre au niveau, on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent pour rivaliser avec les armadas des Yankees ou des Blue Jays.

L’enclos est moyen. On a décidément du mal à investir chez les lanceurs, mais il faut le reconnaître : un bon lanceur c’est cher et les Orioles ne veulent pas trop dépenser pour le moment, malheureusement.

On terminera du côté du troisième coussin dévolu à Kelvin Guttierez. Personnellement, je préfèrerais voir Mountcastle au troisième et Mancini au premier, mais ça ne règle pas le problème du frappeur désigné. Clairement, il manque un frappeur ou deux de qualité. Ne soyons pas trop exigeants non plus…

À quoi s’attendre en 2022?

Pas grand chose! Non plus sérieusement, du beau jeu avant tout, avec ces jeunes qui sont super à regarder. Moi, j’ai hâte de voir ce que va faire John Means cette saison et si Rutschman éclot, on aura un bon aperçu du noyau qui s’est enfin mis en place ces cinq dernières années.

Si ça prend cette année, on peut espérer que la franchise sorte enfin le chéquier en 2023 pour aller chercher ce qu’il manque : des lanceurs partants, des lanceurs de relève, et une charnière. Ouf! Bonne saison!

Damien Bourlet

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