Portrait 2022 : Phillies de Philadelphie

Publié le 25 mars 2022

Maintenant que l’arrêt de travail est derrière nous et que les équipes ont eu le temps de s’améliorer en vue de la saison 2022, il est temps de préparer la prochaine saison du baseball majeur en analysant les forces et les faiblesses des différentes formations.

Au menu aujourd’hui : les Phillies de Philadelphie.

L’année dernière, les Phillies de Philadelphie sont passés à 1,5 match d’être parmi les équipes qualifiées en séries dans la Nationale. La seule raison qui expliquait cette course jusqu’à la toute fin : le brio de celui qui allait éventuellement remporter le titre de MVP de la Ligue nationale, Bryce Harper.

Trois saisons après avoir signé MV3, les Phillies sont toujours à la recherche d’une première participation aux séries éliminatoires depuis 2011.

Ajouts et départs

Pour renforcer leur manque de profondeur en attaque et au champ extérieur, les Phillies ont décidé d’employer les grands moyens, en allant signer Nick Castellanos (cinq ans / 100 M$) et Kyle Schwarber (quatre ans / 79 M$).

Avec ces mouvements chez les voltigeurs, Andrew McCutchen a quitté la Pennsylvanie pour se diriger vers le Wisconsin et les Brewers de Milwaukee. Freddy Galvis et Archie Bradley ont aussi quitté.

Grand point faible de la formation par le passé, la rotation de releveurs a eu droit à un bon coup de pouce, alors que Jeurys Familia, Corey Knebel et Brad Hand ont été ajoutés dans les dernières semaines.

Souhaitons pour Joe Girardi que Hand retrouve sa forme du temps avec Cleveland… et non celui du temps avec les Blue Jays.

Forces et faiblesses

Avec un coeur de l’alignement qui regroupe Harper, Schwarber, Castellanos, Rhys Hoskins et J.T. Realmuto, nul doute que l’offensive sera à l’honneur chez les Phillies.

Dans une division où une équipe comptera sur un duo de choc en Jacob deGrom et Max Scherzer (Mets), ainsi que l’une des meilleures rotations complètes des Majeures (Marlins), les bâtons devront rester bien éveillés tout au long de la saison.

Il faudra aussi être constant pour tasser les champions en titre de la Série mondiale, les Braves d’Atlanta. En plus de l’éventuel retour de Ronald Acuna Jr., Atlanta a trouvé un digne remplaçant à Freddie Freeman, en Matt Olson. Disons que la constance n’a pas été la plus grande qualité des Phillies dans les dernières années.

Est-ce que la venue de Schwarber et Castellanos vont grandement la défensive au champ extérieur? Ça reste à voir. Certains soirs, un des deux devrait occuper le rôle de frappeur désigné pour avoir un alignement plus serré en défense, mais si les Aaron Nola et Zack Wheeler continuent de faire ce qu’ils ont à faire, la base sera là.

Chez les jeunes, ce sera plus difficile à se faire une place. Alec Bohm a régressé l’an dernier et Bryson Stott n’aura pas un statut clair en début de saison.

À quoi s’attendre en 2022?

Les excuses commenceront à manquer chez les Phillies, advenant une autre absence des séries. Après avoir dépensé autant d’argent, une deuxième place dans l’Est de la Nationale est le GROS minimum. Encore plus avec maintenant six équipes qualifiées en éliminatoire.

Depuis 2011, jamais la ville de l’amour fraternel n’a connu une saison de plus de 82 victoires. Les fans peuvent se reprendre et dire que les Mariners de Seattle ont fait pire comme séquence sans une présence au bal d’octobre, mais Seattle a quand même réussi quatre campagnes de 85+ victoires depuis 2012.

Je vois les Phillies terminer au troisième rang de la division.

Pierre-Olivier Poulin

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