Portrait 2022 : Royals de Kansas City

Publié le 27 mars 2022

Maintenant que l’arrêt de travail est derrière nous et que les équipes ont eu le temps de s’améliorer en vue de la saison 2022, il est temps de préparer la prochaine saison du baseball majeur en analysant les forces et les faiblesses des différentes formations.

Au menu aujourd’hui : les Royals de Kansas City

Encore une fois, les Royals de Kansas City auront su décevoir leurs nombreux partisans en 2021. Ils ont conclu la campagne avec une fiche perdante de 74-88, bonne pour le quatrième rang de leur division. Une maigre victoire devant les Twins et trois victoires derrière les Tigers, qui semblent avoir pris hégémonie devant eux au sein de la division, malheureusement. Au moins, ils n’ont pas eu, comme en 2018 et 2019, une saison de plus de 100 défaites…

Le principal fait d’armes à retenir de la plus récente édition des Royals aura été le brio du receveur Salvador Perez, qui a connu la saison de sa carrière et l’une des meilleures de l’histoire pour un joueur à sa position, même! Ce dernier a terminé 2021 avec 48 coups de circuit, un sommet des Majeures à égalité avec Vladimir Guerrero Jr. N’eût été des saisons extraordinaires de Shohei Ohtani et de Vlad Jr., le nom de Perez aurait pu se faufiler plus haut dans la course au MVP.

Enfin, on se doit de glisser un mot sur le rendement à l’arrêt-court de Nicky Lopez, qui s’est avéré être la révélation des Royals l’an dernier, et ce, tant pour son jeu offensif que défensif. Il nous a fait oublier mon mal-aimé Adalberto Mondesi et c’est tant mieux ainsi!

Ajouts et départs

L’ajout le plus spectaculaire à la formation de l’état du Missouri est sans contredit la signature du lanceur partant Zack Greinke pour un an et 13 millions de dollars. Il s’agit d’un retour aux sources pour le vétéran de 38 ans, qui a été repêché au sixième rang de l’encan amateur de 2002 par l’organisation. Même s’il n’a plus 20 ans, il s’ajoute à une rotation de partant qui manquait cruellement de talent brut, chose qu’il apporte. Il devient du jour au lendemain le lanceur #1 de l’équipe. Rappelons qu’en 2009, Greinke a remporté le trophée Cy Young avec KC. 

Un autre ajout de taille est celui du lanceur gaucher Amir Garrett. Le bouillant, controversé, coloré, belliqueux (bref, c’est comme vous voulez) joueur a été acquis dans une transaction un pour un en retour du partant de 34 ans Mike Minor. Sa présence dans l’enclos des releveurs ne fera pas de tort.

Enfin, rentabilisons le nombre de mots de cette section en parlant de l’espoir répertorié au tout premier rang de la centrale MLB en la personne de Bobby Witt Jr. Il n’est pas encore décidé si l’arrêt-court débutera la saison dans le show, par contre, il devrait voir de l’action plus tôt que tard.

Dans un monde idéal, Witt Jr. effectuerait ses premiers balbutiements au troisième coussin. Mondesi serait à l’arrêt-court, Lopez au deuxième, ce qui déplacerait Merrifield au champ droit. Benintendi et Taylor compléteraient le champ, avec enfin Santana au premier et, évidemment, Perez au marbre. Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal et fort probablement que Mondesi se blessera et à suivre pour Witt Jr.

Wade Davis, Greg Holland et Ervin Santana ont quant à eux quitté.

Forces et faiblesses

À chaque année, c’est moi, ici présent, qui fait le portrait des Royals, et à chaque année je me répète, mais il faut mettre en lumière le talent de Whit Merrifield. De mon humble avis, il est probablement le joueur le plus sous-estimé de la ligue. S’il évoluait dans un gros marché, les gens achèteraient son chandail. Il n’y a rien que ce gars-là ne peut faire sur un terrain de balle. Son nom revient toujours dans les rumeurs de transactions, ce n’est pas pour rien.

Évidemment, en 2022, les Royals seront encore une fois une équipe axée sur la vitesse, je ne vous apprends rien ici.

Indéniablement, la grande faiblesse de l’équipe se situe au niveau des lanceurs (comme à chaque campagne, on dirait). Vivement l’arrivée d’Asa Lacy dans quelques années. Il faut plus de talent sur la butte, autant pour débuter les rencontres que les conclure.

De plus, il faut que le haut de la formation en donne plus pour appuyer Merrifield, Lopez et Perez. Cela passe sans équivoque par des gars comme Santana, Benintendi et Dozier. Ça ne passera pas par Mondesi!

À quoi s’attendre en 2022?

Même si une équipe de plus par ligue fera son apparition en séries éliminatoires, le spectre de jouer du baseball d’automne semble si loin à KC. Un objectif à court terme serait d’avoir une saison gagnante, ou ne pas avoir une fiche perdante, appelez-le comme vous voulez.

À mon sens, les succès de l’équipe passeront par les partants Brady Singer et Brad Keller. Âgés de 25 et 26 ans, il faut une éclosion de leur part. Enfin, j’ai hâte de voir comment le gérant Mike Matheny utilisera Kyle Isbel en 2022. Il est mon joker pour la prochaine saison. 

Bref, une autre saison qui, collectivement, ne passera pas à l’histoire, j’en ai bien peur…

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Ah oui, une dernière. À quoi s’attendre en 2022… à ne s’attendre à rien de la part de Mondesi!

Maxime Trudeau

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