Recrutement international : les Blue Jays seraient la référence

Publié le 5 mars 2022

Si la tendance se maintient, la façon de faire des Blue Jays en matière de recrutement hors des États-Unis sera calquée sur celle des Expos à l’époque.

Aujourd’hui reconnue comme étant l’une des organisations possédant le meilleur système de recrutement international et le flair pour déceler le talent chez les joueurs non repêchés, tout ceci ne vous rappelle pas le modèle des Expos des années 80 et 90?

Les Jays, consciemment ou inconsciemment, ont arraché une page du livre des Expos en souhaitant se doter d’une filière latine dominante.

Les Vladimir Guerrero Jr., Alejandro Kirk, Gabriel Moreno et Orelvis Martinez nous ramènent aux belles années des Expos ,alors que le pipeline faisant transiter le talent du sud vers le nord était pleinement exploité.

Les Vladimir Guerrero, Javier Vazquez, José Vidro, Orlando Cabrera, Mel Rojas et j’en passe ont tous brillé dans l’uniforme des Expos grâce à la force du recrutement international de l’organisation montréalaise.


Plusieurs formations basées aux États-Unis ont toujours été frileuses, allant même jusqu’à bouder, quand vient le temps de repêcher un jeune talent provenant de la République dominicaine ou encore du Venezuela. Il semble que les Jays, à l’instar des Expos, ne soient pas affligés du même mal.

Est-ce le fait que, tout comme les Expos jadis, les Blue Jays évoluent en sol canadien, ce qui permet plus d’ouverture vers le talent venant de plus au sud en ne se contentant pas de scruter uniquement les joueurs évoluant au sein de programmes universitaires américains?

Est-ce que cela relève de l’audace de l’organisation qui voit plus loin que le bout de son nez quand vient le temps de choisir le bon athlète au bon moment?

Plusieurs questions sont soulevées et demeurent sans réponse, mais le constat est que les jeunes Jays provenant d’Amérique centrale ou encore des Antilles seront des joueurs importants qui contribueront aux succès de l’équipe pour bien des années à venir.

Il est rafraîchissant de constater que certains n’ont pas peur de sortir des modèles traditionnels et se tournent vers des façons de faire plus innovantes.

De plus, les Jays possèdent un avantage dont les Expos ne jouissaient pas à l’époque : le baseball s’est beaucoup développé au Canada au cours de la dernière décennie, ce qui fait que le potentiel de recrutement y est beaucoup plus intéressant maintenant.

Les recruteurs des Jays doivent dorénavant jongler entre la possibilité de choisir un jeune joueur latin ou canadien.

Pascal Harvey

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